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By on 19 Fév, 2017 | 20 comments

Samedi 4 février. Je quitte l’auberge attachante d’Eduardo après quelques jours de repos dans la bonne ambiance, parmi les va-et-vient des autres voyageurs, backpackers et bike trippers.

Direction l’aéroport pour accueillir le frangin qui pose les pieds à Punta Arenas après trente heures de vol. Quelques paperasses et les clés d’une confortable voiture nous sont remises. Deux semaines de road trip nous attendent à travers la Patagonie. Un peu plus de 3 000kms prévus avec Bariloche pour destination finale. Mes deux derniers mois revécus en mode «avance rapide».

Pour commencer en douceur, une visite de la ville et ses environs.

Un musée maritime expose plusieurs navires historiques reconstruits en taille réelle : la « Victoria » de Magellan, qui a découvert le détroit portant son nom. La Caravelle du Capitaine Fitz Roy, qui a sillonné les baies des îles du Cap Horn. Ou encore la minuscule embarcation utilisée par Ernest Shackleton après le naufrage de son navire l’Endurance, avec laquelle il ira chercher du secours sur le continent pour sauver ses hommes restés bloqués en Antarctique.
Ces répliques posées sur le bord de mer sont surprenantes de réalisme, tous les détails sont là pour nous transporter dans le passé héroïque de ces aventuriers des siècles derniers.

Nous empruntons ensuite la petite route qui mène au Sud de Punta Arenas, à l’extrémité du pays, pointe ultime du continent américain. Un vrai goût de bout du monde.

Le comité d’accueil est au top. Plusieurs groupes de dauphins caracolent avec grâce devant nous, tandis qu’un peu plus loin deux otaries semblent follement s’amuser en chassant un pingouin qui bondit désespérément hors de l’eau pour tenter de leur échapper.

Le lendemain, direction Torres Del Paine, ce parc majestueux dans lequel j’ai laissé quelques morceaux de genoux un mois plus tôt. En arrivant par le côté Sud, le massif de Los Cuernos nous offre toute sa splendeur, évoluant sous les lumières changeantes de la fin de journée.

 

Impossible de ne pas faire découvrir à Baptiste le trek de Los Torres, qui offre des vues imprenables sur la vallée, et sur les majestueuses tours du massif montagneux. Compromis, je l’accompagne sur la première moitié, mes articulations ne me permettant pas de refaire l’ensemble des vingt kilomètres sportifs de cette sortie. Grosse journée pour lui qui prend la mesure des randonnées de la région… plus tranquille pour moi qui patiente au refuge un thé à la main, l’ordinateur devant les yeux.


De retour à la voiture, nous partons à la découverte de l’Argentine. Un premier passage de frontière, direction El Calafate pour une journée de repos et de flâneries dans la ville.


Après ça, c’est l’une des merveilles de la Patagonie qui nous attend. Le Perito Moreno est le troisième plus grand glacier au monde, et l’un des rares à ne pas reculer face au réchauffement climatique. Une surface globale de 250km2. Trente kilomètres de long sur cinq de large, et jusqu’à 70 mètres de hauteur…

Une vision difficilement descriptible tant elle est impressionnante. Intimidante même. Ce glacier vit intensément avec ses grondements, craquements, effritements incessants. Les fragments qui s’en détachent chutent dans le lac en provoquant comme un coup de tonnerre, créant des ondes qui s’élargissent dans les eaux turquoises qui l’entourent.
La lumière matinale joue avec les nuages, s’allongeant sur les montagnes, puis éclairant les pics bleutés du glacier dans une atmosphère envoutante. On pourrait rester des heures à contempler ce phénomène de Mère Nature qui exprime toute sa grandeur, juste là sous nos yeux.


De superbes images plein la tête, et chargés de trois autostoppeurs à l’arrière de la voiture, cap vers El Chalten, Mecque des trekkeurs que j’avais tant apprécié à Noël. Retour à mon camping auberge « El Relincho » pour donner à mon frère un aperçu de cette ambiance particulière des QG de grimpeurs, randonneurs, bike-trippers et autres baroudeurs.

Néanmoins, cette fois-ci, la ville gardera sa face cachée magique. Nous n’aurons rien d’autre que son vent le plus intense et sa grisaille masquant le Mont Fitz Roy qui restera la tête dans les nuages lors de notre passage… aléa des voyages de courte durée !

Mais rapidement, le soleil réapparait et les degrés remontent à mesure que nous roulons vers le Nord. Les kilomètres défilent sur la « Ruta 40 », route principale qui traverse l’Argentine d’une extrémité à l’autre. Une longue journée à travers la pampa désertique, seulement peuplée de guanacos et de nandous dispersés parmi les montagnes et les plateaux aux milles teintes colorées.

De l’asphalte au ripio poussiéreux, nous voilà de nouveau à un passage frontière. Passeports. Tampons. Panneau « Bienvenido a Chile » … Et la splendide Carretera Austral nous ouvre sa voie.
De la sécheresse de la pampa aux vertes montagnes entourées de lacs il n’y a qu’un pas. Des guanacos aux vaches. Des tatous aux lapinous, dont un finira sous mes roues…

Nous rejoignons Coyhaique pour le week-end. Pour moi, ces quelques jours sont un peu comme une tournée d’adieux à la saveur nostalgique.
Je présente à Baptiste plusieurs personnes qui ont croisé, partagé et embelli ma route quelques temps plus tôt.
A commencer par Erick et son van, coincés ici depuis deux semaines pour régler des soucis mécaniques. Après plus de 60 000 kms parcourus depuis l’Alaska durant près de deux ans, il lui en reste encore quelques milliers jusqu’au Brésil. Mais le rythme de vie Chilien rallonge « légèrement » ses réparations. Heureusement, lui et ses bonnes ondes ont rencontré un vieux bonhomme qui importe des vans similaires. Ce dernier s’est absenté pour quelques semaines dans le Nord du pays et lui a laissé les clés de sa maison et de son camion, dont nous sommes les invités à notre tour !

Une journée ensoleillée et nous roulons une centaine de kilomètres plus bas pour un come-back à Cerro Castillo, où Erick et moi avions séjournés chez Marissa et Juan, tout pile deux mois plus tôt.

Accompagné par Christian et Maris, un couple de Coyhaique, nous entamons une randonnée rapidement écourtée vu leurs connaissances douteuses sur l’itinéraire à suivre. Stoppés dans un sentier coupé par la forêt, nous abandonnons la partie et les laissons continuer de leur côté quand il s’agit de traverser un cours d’eau déchainé où Baptiste y perd une chaussure emportée par le courant, récupérée in extremis un peu plus bas…
Changement de programme, Erick, Baptiste et moi remontons jusqu’au village pour aller à la rencontre de Marissa, Juan et toute leur familia qui nous accueillent à bras ouvert, ravis de nous voir tous réunis.

Les nouvelles s’échangent joyeusement autour d’un maté. Marissa nous prépare de petits « pan de dulce », beignets frits recouverts de sucre glace et de cannelle.
A côté d’elle, posée sur le bord de la cuisine et entourée de quelques mouches… une tête de vache attend d’être cuisinée toute entière « al horno » (au four). Impossible de masquer nos grimaces écœurées quand Marissa nous dit que ce qu’elle préfère… c’est déguster les yeux !

Puis c’est au tour de Juan de nous charger dans son pick up, femme, enfants et chien compris, pour aller soigner un de ses chevaux blessé.

Les gamins jouent avec deux chiots, futurs bergers. Quelques vaches paissent autour de nous. Un gaucho qui descend son troupeau de moutons de la colline nous indique que le cheval en question est finalement passé sur l’autre versant. La piqure de traitement, ce sera pour demain.

Instants imprévus mais tellement authentiques. L’accueil spontané des chiliens n’a décidément pas de prix. Ils m’arracheront une petite larme en reprenant la route à la nuit venue… car oui, c’est à 22h que nous récupérons à la dernière seconde nos deux randonneurs courants sur le chemin, exténués après s’être perdus une partie de la journée…

De retour à Coyhaique, je profite de la pièce de bricolage d’Erick pour organiser l’emballage de Surly. Pour trouver un carton, cette fois c’est l’aide de Camilla qui m’est précieuse.
Rencontrée sur la fin de la Carretera Austral avec sa maman avant Noël, nous avions partagé de bons moments et trinqué au whisky lors de notre sortie commune près du glacier O’Higgins. Habitant a proximité de la ville, elle me déniche ce dont j’ai besoin et vient partager une dernière soirée avec nous autour d’un bon diner et de quelques verres de Carménère.

Nouveaux adieux. Nouveau pincement au cœur. Et nous poursuivons vers le Nord de la Carretera dans un décor scénique que je redécouvre avec autant d’émerveillement. Traversée de parcs nationaux entourés par des massifs montagneux aux formes éclectiques et des lacs qui scintillent, rehaussés par le ciel bleu marbré de morceaux de nuages blancs.

Quelques centaines de kilomètres de plus et une température de 30 degrés que j’avais oublié… Argentina again !
Stop à El Bolson, petite ville historiquement fondée par une communauté hippie, qui a conservé cet esprit coloré et décontracté. Son ambiance paisible, ses glaces artisanales et son environnement attrayant inviteraient à y prolonger notre passage, mais les jours nous sont comptés.

Alors cap sur notre dernière destination commune un peu plus au Nord : San Carlos de Bariloche.
Depuis ma première visite ici au printemps, en novembre, la ville a perdu ses bosquets jaunes de genêts et ses grappes roses et violettes de lupins. Elle nous réserve un accueil brumeux, venteux et pluvieux qui nous incite à flemmarder dans les rues et les cafés, masquant jalousement ses panoramas qui m’étaient apparus si magiques quelques mois plus tôt.

Le soleil se décide à réapparaître en redonnant au décor toutes ses couleurs alors qu’il est déjà l’heure pour le frangin de faire les valises.

Lui grimpe dans son avion retour. Moi je dois traverser pour la neuvième et dernière fois la frontière Chilienne afin de rendre notre voiture dans son pays initial de location.
Puis plier mon costume d’aventurière. Ranger le matos, organiser les valises.

Dimanche 19 février. Puerto Montt. Près de dix mois se sont écoulés depuis mon départ d’Alaska. Mes fringues sont décolorées, trouées. Mes sacoches sont rayées, leurs fixations usées. Le cuir de ma selle et de mon guidon sont patinés par les heures ensoleillées. Bien que mon corps se soit habitué à son rythme nomade, mes genoux réclament du repos et mes lombaires attendent une séance de chiropractie avec impatience. Pour le reste, la fatigue s’estompe peu à peu, les bleus et les traces de bronzage aussi.

L’heure du bilan est arrivée.
Là tout de suite mes sentiments s’entrechoquent. Je ne saurais dire si j’ai envie de rire ou de pleurer. Partagée entre la joie de retrouver mon pays et la nostalgie de ceux dans lesquels j’ai voyagé jusqu’ici.
Demain, je serai dans l’avion.

Après 295 jours de voyage.
Six pays.
15 passages de frontière.
131 jours de vélo. 65 kms en moyenne. 6 à 8 heures par jour. Autant d’heures à sillonner les routes d’Amérique, qui ont parfaitement moulé la forme de mes fesses sur le cuir de ma selle Brooks !
Bien sûr un énorme big up à mon solide Surly, mais aussi à mes pneus Schwalbe, qui auront roulé près de 8500 kms sans une crevaison, me laissant moi et mes connaissances en réparation à notre point de départ…

8500 kilomètres en vélo… mais également près de 18 000 kilomètres en van, en pick-up, en voiture, en bus, en ferry, et même quelques uns à cheval !
Au total près de 27 000 kilomètres de trip sur le continent américain. Qui m’auront tant apporté…


« Explorer le champ des possibles »
J’ai découvert les vestiges Incas. Gravi 1700 marches pour contempler aux premières heures du matin la magie du Machu Picchu au Pérou. Admiré le soleil se lever sur un désert de sel d’un blanc immaculé en Bolivie. Tressailli devant les grondements des glaciers en Patagonie. Souffert avec Surly sur la Carretera Australe au Chili. Me suis réveillé avec un scorpion au pied de mon duvet dans une chapelle au milieu de la pampa. Eté bloquée par des milliers de moutons à la frontière de la Tierra del fuego. Rencontré la plus vieille descendante d’une communauté au bout du monde. Roulé sur l’une des dernières îles avant l’Antarctique.
J’ai enduré les effets de l’altitude qui épuisent l’organisme. La rudesse de l’altiplano. Vécu les quatre saisons en une seule journée. Le vent qui vous renverse. Les interminables heures de pluie sur les pistes de graviers. Les innombrables traversées de ponts plus ou moins douteux. Les treks aussi beaux qu’exténuants. Les muscles courbatus et les intestins qui partent en vrille.
J’ai marché sur les îles flottantes d’Uros, fait de l’escalade sur les montagnes d’El Chalten, du cheval dans les canyons de Tupiza. J’ai fêté ma 32ème année dans l’un des plus beaux décors au monde. Me suis sentie intimidée face à de mythiques sommets.
J’ai randonné si haut sur des montagnes que les avions passaient sous mes pieds. Vu des lagunes aux couleurs irréelles peuplées de flamants roses. Des montagnes aux reflets magiques miroitants dans des lacs tous plus beaux les uns que les autres. Des volcans aux courbes parfaites. Des cascades assourdissantes. Des fleurs luxuriantes à perte de vue. Des mers d’étoiles en ouvrant ma tente en pleine nuit.

J’ai découvert le charisme naturel et les traditions gauchos des Argentins. La chaleur et l’accueil spontané des chiliens. Jonglé avec les conversions de monnaies. Les variantes du « castellano » local. L’accent « cheuchotant ». Les syllabes mâchées.
J’ai vu les mamitas boliviennes qui venent leurs fruits à même le trottoir. Les défilés colorés des écoliers péruviens. Les barques des pêcheurs assaillies par les mouettes dans les scintillements du lac Titicaca au petit matin.
Les attitudes faussement dédaigneuses des lamas. Les approches furtives des renards. Les bonds joyeux des bancs de dauphins. Des chevaux, des tonnes de chevaux de toutes sortes. Des chiens fourbes qui surgissent toutes dents dehors sur les roues du vélo, et d’autres si adorables que je les aurai bien mis sur mon porte-bagages.

J’ai été stupéfaite devant les fœtus de lama séchés du marché aux sorcières de La Paz. La poussière des pueblitos. Les chambres d’auberges miteuses. L’électricité douteuse des péruviens et les douches froides des boliviens. Les pauses glacées des bus grands ouverts à 3h du matin.
J’ai savouré les empanadas et le quezo azul. Les bavardages à rallonge autour d’un maté. Les cépages argentins dans les bodegas de Cafayate. Le whisky « on the rocks » face au glacier O’Higgins.

Bref, j’ai biké en Amérique du Sud.

J’ai vécu toutes les palettes d’émotions imaginables. Cette sensation éphémère de quiétude absolue ou, même éreintée, on oublie tout l’espace d’un instant pour apprécier pleinement la grandeur du décor qui nous entoure.
L’exaltation et la douleur. L’euphorie légère et la fatigue trop lourde à porter. Les contrecoups culturels qui secouent nos fondements.
J’ai appris que la plus grande Confiance vient de l’Expérience. Je sais maintenant qu’on peut tomber, se relever, et continuer. Qu’il y a toujours un plan B. Une main tendue. Un petit coin de paradis là tout près. Qu’écouter son instinct conduit toujours au bon endroit. Qu’il ne sert à rien de tout prévoir, car c’est dans l’imprévisible que la magie se produit.

J’ai aimé découvrir à ma manière le monde au jour le jour, hors de tout contexte rigide et conventionnel, ne percevant que la rumeur lointaine de notre société. Vivre toutes ces humbles joies. Laisser mon esprit vagabonder, épuré de toutes les interférences de notre vie agitée.
Voyager à vélo, c’est jouir de sa liberté sous sa forme la plus simple. Connecter le corps et l’esprit. Expérimenter le lâcher prise des émotions, des sentiments, des personnes et des lieux pour n’en garder que le meilleur. Savourer les bonheurs et partager les chagrins des autres. Laisser un petit morceau de soi ici et ailleurs, mais remplir ces vides avec tellement de souvenirs inoubliables.

J’ai voyagé sous les étoiles d’Amérique autant que parmi les étoiles, grâce à toutes ces personnes croisées sur ma route qui ont rendu cette aventure inoubliable, pleine de sourires, de complicités et de bonheurs partagés.
Parler d’autres langues m’a aidé à élargir mon horizon culturel, en apprenant de nouvelles manières de vivre, de penser, d’agir, de manger…

J’ai rencontré une poignée d’êtres qui m’ont profondément touché, m’enrichissant de leçons de vie qui m’aident aujourd’hui à façonner la mienne, relativisant sur tant de futilités que j’ai abandonné au bord de ma route.


« Lorsqu’on dit oui à nos rêves, on inspire ceux qu’on aime à donner une chance aux leurs ».
Avoir aujourd’hui l’opportunité d’être à mon tour celle qui inspire est inestimable pour moi.
Mais « vendre du rêve », ce n’est pas vendre des illusions. Laissez de côté l’utopie qu’en voyage tout est merveilleux. Se lancer dans ce type d’aventure n’est pas de tout repos.
Ne pas se limiter à être un humain domestique, c’est commencer par sauter hors de sa zone de confort. Et c’est ensuite que la magie opère.
Tous ces moments incroyables se méritent. Les échanges culturels profonds ne sont possibles qu’en travaillant un peu plus chaque jour son ouverture d’esprit. Mais la récompense est exponentielle pour celui qui s’en donne la peine.

Mon compte en banque est au plus bas, mais je suis plus riche que jamais. J’ai pris conscience de cette chance quotidienne que nous avons en France, et que nous ne voyons plus. Toutes ces choses qui nous paraissent naïvement évidentes, mais qui pourtant sont d’un tout autre niveau pour tellement d’autres populations…
Tourner un robinet et avoir de l’eau chaude, appuyer sur un bouton et avoir du chauffage, ouvrir un frigo rempli de produits frais, avoir un accès remboursé à la santé, être libre de son éducation et de ses choix culturels…

 

A présent il est l’heure de rentrer. Me reconnecter et profiter à nouveau de ces plaisirs simples. Un feu de cheminée, des crêpes entre potes, une sortie plage à cheval, un bon diner en famille, un film calé dans un canapé, une partie de jeu avec mon chien, un apéro sur mon vieux port Rochelais…

Mon seul souhait : conserver mon Esprit d’Aventure, si bien décrit dans les livres de mon écrivain fétiche Patrice Franceschi.  Car « On peut avoir l’esprit plus libre entre quatre murs qu’a l’aventure à l’autre bout du monde ». Tout est question de point de vue.

Je ne pourrais jamais remercier assez tous ceux qui m’ont suivi, soutenu, supporté de près ou de loin. Merci pour chacune de vos attentions. Merci pour vos mots touchants. Merci de m’avoir redonné l’énergie nécessaire quand mes réserves étaient à vide. 

Surly et moi sommes prêts. Une trentaine d’heures de vol et le sol français sera de nouveau sous mes pieds. Nostalgique mais heureuse de rentrer à la maison en ayant coché tant de cases sur ma « Bucket List », avec la sensation d’avoir pleinement profité de cette inoubliable aventure.
Et surtout, garder à l’esprit que dans la vie « toute histoire a une fin, mais chaque fin annonce un nouveau départ ».

 

« Qu’est ce que vous vouliez faire
avant que l’on vous dise que c’est impossible ? »

    20 Comments

  1. Bonjour Maud et bravo pour cette belle aventure!
    Bon retour en France et bonne route pour la suite!!

    • Merci beaucoup Lynn! A très bientôt!

  2. Merci …..belle leçon de vie….bon retour chez toi et n’oublie pas de nous rappeler de regarder ce qui nous entoure…

    • Merci Patou! Et merci pour la surprise à l’aéroport, vous êtes les best 🙂 La reconnexion est en cours…

  3. Coucou

    Un grand bravo à toi pour être allée jusqu’au bout de ton périple! Tu es une vraie aventurière qui a su nous faire magnifiquement partager tes découvertes et les magnifiques paysages que tu as traversé (merci a toi). Bon retour au pays et a bientôt ?.stef

    • Hello Stef, merciiii beaucoup!! On essaie de se croiser au siège avant 2018 pour se raconter tout ça autour d’un café!! Bises 😉

  4. Quel beau bilan, c’est tout ce que j’aimerais écrire. Ça me donne envie d’en voir et lire plus, (je pense à ton écrivain fétiche Patrick). Encore bravo et bon retour parmi les tiens.
    En effet, je repars fin Mars en Californie Oregon, Seattle, Great Divide bike Road et Vancouver. J’espère que je n’aurai pas trop les pieds dans l’eau en Californie ou dans la neige. Bises

    • Génial Sébastien, tu vas adorer l’Amérique du Nord! Les pieds dans l’eau et dans la neige…ça fera des souvenirs funky à ramener dans les sacoches 😉 Profites!!

  5. Merci Module de m’avoir fait voyager pendant tous ces mois. Merci pour la générosité de tes articles. Merci de ne pas avoir garder tout ça pour toi. A très vite pour un apéro sur ton port rochelais, des crêpes avec les morues ou un bon « cité de la peur » calées dans un canap. A très vite!!!

    • Claro que si ma galinette! On va déjà au moins pouvoir cocher l’apéro sur le port et les crêpes en comité restreint dans quelques jours… hâte!!

  6. Hello Maud,

    Je t’ai suivi à distance et en pointillés mais je n’ai pas manqué de lire la conclusion de cette aventure qui prend certes une fin physique, mais qui te laissera un souvenir immuable et inestimable.
    Modestement, je tenais à te féliciter pour avoir mené tes rêves jusqu’au bout, affronté en 300 jours tant d’événements et fait tant de rencontres que certains d’entre nous ne feront peut-être pas en toute une vie. J’imagine à peine le sentiment de plénitude qui doit être le tien aujourd’hui…

    Entre autres « pépites à méditer », j’en ai relevé une que je devrais m’appliquer sans attendre ni m’exiler au bout du monde :

    « J’ai appris que la plus grande Confiance vient de l’Expérience.
    Je sais maintenant qu’on peut tomber, se relever, et continuer. Qu’il y a toujours un plan B. Une main tendue. Un petit coin de paradis là tout près. Qu’écouter son instinct conduit toujours au bon endroit. Qu’il ne sert à rien de tout prévoir, car c’est dans l’imprévisible que la magie se produit ».

    Encore BRAVO pour cette aventure et RDV autour d’un Get 27 à pas d’heure pour refaire le monde et le voyage 🙂

    Bises

    Matthieu

    • Merci Matthieu, ça me touche beaucoup! Prépares la bouteille de Get pour mon retour en avril… et en attendant bonne reprise progressive du sport pour toi 😉 Bises

  7. Beau , émouvant, talenttueux …..merci
    Déjà revenue en France , j’ai vu une photo!!!
    Des bises
    Michel

    • Et oui, l’atterrissage de l’avion, c’est fait. Pour l’atterrissage culturel…c’est en cours!! A très bientôt, bises

  8. Mes valises sont rentrées un peu avant les tiennes et elles ont été vidées avec d’excellents souvenirs à l’intérieur et dans ma tête.
    Pour celles et ceux qui liront cet article, rassurez vous, ma chaussure est de retour dans le placard, un peu traumatisée par cette dernière randonnée mais en bonne santé 🙂

    Welcome back in France (pour le moment?) soeurette

    • Géniôl, ravie que cette découverte express de la Patagonie te laisse d’inoubliables images plein la tête!! Je suis sûre que les baskets attendent les prochaines aventures avec impatience… 😉

  9. Hello Maud
    Après ces quelques jours parmi les tiens, ça doit quand même faire tout drôle de ne plus avoir besoin de penser à ton prochain itinéraire.
    Je suppose que les dégustations de bons vins, charcuterie, huîtres et autres délices t’ont aidé à reprendre pied en douce France.
    Au plaisir de te saluer et encore merci à toi pour toutes ces belles images partagées : que ce bonheur du rêve accompli te nourrisse encore et encore.
    Bises
    Chantal

    • Merci pour ton soutien sans faille Chantal! Je profite tranquillement de mon retour rochelais 🙂 A très bientôt, bises

  10. Salut cousine,

    Bravo pour ce magnifique voyage et merci de m’avoir fait rêver pendant tous ces mois.
    J’espère te voir un de ces jours pour écouter de vive voix le récit de ton voyage.
    Et bon atterrissage 🙂

    • Merci cousine! Bises à toute la famille 😉

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