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By on 6 Déc, 2016 | 10 comments

Mardi 22 novembre. Le climat est à l’image des dénivelés. Des hauts et des bas. Tous deux varient d’une journée à l’autre, imposant leur loi naturelle à quiconque se lance sur la Ruta 40. Après deux jours de mauvais temps, reprise de la route au petit matin, toujours en bonne compagnie avec Céline et Jérôme, les français rencontrés plus tôt.
Quelques jours d’anti-inflammatoires et la reprise d’un rythme de pédalage plus régulier semblent avoir soulagé mes genoux.
Soixante kilomètres de dénivelés légèrement négatifs que nous bouclons tout en douceur en trois heures.
Les rayons du soleil percent progressivement à travers les nuages, captés par les morceaux de montagnes aux sédiments clairs qui donnent l’impression d’être éclairés par des spots. Après la traversée d’un grand plateau, suivie d’une descente au milieu d’un canyon, nous arrivons à notre étape de Bélen.

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Nous y rencontrons Antonio. Hôte « Warmshower », il habite juste à côté de la place centrale, et possède une boutique d’artisanat et un atelier de fabrication de ponchos. Malheureusement, la pluie des derniers jours a gorgé d’eau son patio en terre battue et il est impossible d’y planter nos tentes. Sa petite maison ne possédant que deux pièces pour lui et ses cinq enfants, nous trouvons donc une chambre d’hôtel un peu plus loin, mais nous donnons rendez vous pour cuisiner le repas du soir chez lui.
Trois jours que l’on s’est mis en tête de manger des crêpes. Trois jours que nous fantasmons sur du « quezo azul », fromage bleu crémeux qui réjouit nos papilles, encore plus lorsqu’il est mélangé avec du miel et des noix… Oui, le voyageur à vélo a une « légère » tendance à focaliser sur la nourriture !
Notre vœu enfin réalisé est ainsi partagé autour de la petite table de la cuisine, les enfants d’Antonio piochant avec délice dans le tas de crêpes chaudes. Pas besoin de mots pour lire le bonheur sur leurs visages. Antonio nous instruit sur les tissus artisanaux qu’il confectionne, et nous conseille sur nos itinéraires à venir.

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Le lendemain, Céline et Jérôme reprennent leur route en direction du Chili pour rejoindre de la famille à Santiago. Une belle rencontre, qui peut être se prolongera un peu plus au Sud du continent.

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De mon côté, je dois prendre une décision pour la suite de mon itinéraire. En me penchant de manière approfondie sur ma carte, il me reste 5000kms jusqu’à Ushuaia. Sachant que mon timing pour y arriver est fin janvier, dans deux gros mois…
Dilemme de bike tripper. Quelle portion zapper en bus pour pouvoir profiter pleinement de la partie à vélo ? Où passer de l’Argentine au Chili, sachant que les deux côtés regorgent de belles choses ? Quelle vitesse prévoir sur cette partie, prenant en compte l’état des routes, les dénivelés, les conditions climatiques… ?

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Mes échanges d’expériences avec les locaux et d’autres cyclo-voyageurs arrêtent finalement ma décision. L’itinéraire prend forme. Je choisis l’avance rapide en faisant un bond de 2000kms plus au Sud en bus, avec une halte de quelques jours à Mendoza, avant de rejoindre San Carlos de Bariloche. Nous redémarrerons avec Surly à partir de la région des lacs, aux portes de la Patagonie.

Mis à part les négociations serrées avec les chauffeurs de bus, imposant un suspens de dernière minute pour réussir à caser le vélo dans les soutes surchargées, les trajets se déroulent parfaitement. Les bus sont confortables, et mes voisins de trajets charmants.
En voyant les kilomètres de pampa désertique recouverte de buissons épineux défiler à travers la vitre, je ne regrette pas d’avoir coupé cette portion.

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Le Nord Argentin traditionnel s’efface progressivement pour faire place à des villes au look plus européen. Mendoza en est l’exemple même. Oasis de verdure au milieu du désert, c’est la ville la plus réputée du pays pour ses vins. Mais cette fois, sans acolytes de dégustation, je laisserai les bodegas de côté.
J’opte pour mon « Surly City Tour » que j’apprécie particulièrement lorsque je débarque dans un nouvel endroit. Zigzaguer au gré des rues et des quartiers permet de sentir l’atmosphère qui s’en dégage, tout en repérant les meilleurs spots à explorer plus en détails plus tard.
Riche et moderne avec ses quartiers aux villas bien gardées, ses avenues de grands magasins et ses nombreuses places vertes, Mendoza à tout d’une « grande ».
Sa place de l’Indépendance est animée. Un concert se prépare. Scène et amplis. Essais de son. Les gamins courent autour de la fontaine, les junkies trainent, les jeunes rigolent en groupes, les stands de babioles entourent le tout.

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Je prends conscience que le plaisir que j’avais encore quelques mois plus tôt à arpenter les magasins et les centres commerciaux s’est envolé. Ma seule envie : retrouver la nature colorée et les grands espaces. Ma tente, mon duvet, mes lacs et mes ciels étoilés.
Eloge de la « sobriété heureuse », ou comment apprendre à ne pas « Avoir » pour « Etre ».

Alors, en attendant la vraie nature, je pars à la découverte de l’immense parc juste à la sortie du centre ville. Un joli petit lac où cohabitent les avirons, les pêcheurs à la mouche, les vendeurs de glace et les amoureux sur les bancs publics.

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thumb_dsc09463_1024Un peu plus loin dans le parc, toutes les installations sportives sont regroupées: golf, vélodrome, stade de foot, et même… un club hippique! Pour la première fois, je retrouve un climat équestre identique à celui que je connais en France. A peu de choses près les mêmes chevaux. Les mêmes équipements. Le même chat qui se faufile dans les écuries. Les mêmes jeunes qui trainent à se mettre au travail, enchainant les tours de carrière au pas de leur monture pour se raconter leurs dernières nouvelles.
Je souris en retrouvant cette atmosphère, mais ma gorge se serre au contact des chevaux. Ma passion me manque.

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Fin du week end et de mon séjour à Mendoza. Dernière liaison en bus. Je suis terriblement impatiente de rejoindre Bariloche.
1200kms,19h de trajet. Arrivée en fin de journée, quinze kilomètres pour me délier les jambes jusqu’à mon camping au nord de la ville, face a un immense lac au milieu des montagnes.

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Montage de tente, a peine installée je m’endors comme une fleur jusqu’au lendemain. 6h30, horloge interne, heure automatique et systématique de mon réveil.
A côté de mon emplacement, je fais la connaissance de Pascal et Martial, deux baroudeurs d’expérience qui ont fait expédier leurs 4×4 aménagés de France pour sillonner l’Amérique du Sud pendant cinq mois.

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Le feeling passe aussitôt, et mon idée d’itinéraire du jour autour de la ville leur plait. Je grimpe avec eux pour une journée d’admiration devant celle que l’on surnomme à juste titre « la petite Suisse des Andes ». Nichée au cœur d’un parc national, San Carlos de Bariloche est tout simplement sublime. Station de montagne en hiver, un charme incroyable se dégage de ses chalets qui surplombent le lac Nahuel Huapi, bordés d’immenses buissons de jeunets en fleurs qui illuminent les bords de route.

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Retour au camping et prolongement des réjouissances avec une soirée crêpes, saupoudrées de riches échanges grâce à mes deux aventuriers qui ont chacun parcouru de nombreux pays sur tous les continents. J’approfondi par la même occasion mes connaissances sur l’aménagement de véhicules tous terrains, élargissant un peu plus mes idées de voyages futurs.

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La nuit tombe, le temps est calme. Je file dans ma tente et me glisse dans mon duvet, rapidement enveloppée par la chaleur de ses plumes. Le nez à ma « fenêtre », je retrouve une profonde sérénité devant un spectacle silencieux.

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Les coques blanches des bateaux se distinguent à la lueur de la lune, au dessus desquelles scintille un superbe ciel étoilé que ni la pollution atmosphérique ni la pollution lumineuse des villes ne viennent troubler. Les tintements des mâts me renvoient la mélodie familière de mon port d’attache Rochelais. Au matin, ce sont les cris des ibis passant au dessus de ma tente qui me réveillent.

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Une petite marche sur la plage avec les chiens du coin, inépuisables au lancer de cailloux, sous les cris clairement désapprobateurs de nos voisins à plumes.

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Je quitte Bariloche remplie d’une énergie débordante. Le capital sympathie de Surly continue de faire son effet. Chaque jour, de nombreux klaxons joyeux et de grands signes de main m’accompagnent tout au long de ma route. Les Argentins sont souriants, ouverts et spontanés. Un peu dragueurs mais jamais irrespectueux. Ils ont plaisir à discuter, offrir leurs conseils et partager leurs histoires.

Une journée à rouler dans un décor de carte postale, traversant le Parc National Nahuel Huapi en contournant le lac du même nom par le Nord. 90 kms dans le monde des bisounours. Sous le soleil, avec un soupçon de vent frais. Les genêts jaunes et les lupins violets qui m’enveloppent de leurs couleurs et de leurs odeurs. Le lac miroir dans lequel se reflètent les montagnes aux sommets enneigés. Tout autour, de petites criques aux contours turquoises.

 

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Et le bivouac du soir avec le tout condensé.

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Mais le lendemain, les bisounours ont foutu le camp. Au programme, traversée des montagnes et passage de col éprouvant, ponctué par des rafales de vent et des taons fourbent qui me tournent autour, me piquant à travers mes vêtements alors que je suis en plein effort.
Mes muscles me font mal et mon énergie fond à vitesse grand V. Message clair de mon corps qui me fait comprendre que mes joies culinaires argentines combinées à mon pédalage plus irrégulier du mois passé ont atteint leurs limites. Pour sûr le combo empanadas-fromage-miel-noix-avocat-doritos-beurre-chocolat est bon pour le moral… mais pas pour le reste ! Alors, retour aux bonnes habitudes durant quelques jours, et cela va déjà mieux.

Jeudi 1er décembre. Chili. Nouveau mois, nouveau pays !

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Pour la première fois mes sacoches sont contrôlées à la douane. Mon pot de miel est confisqué, aucun produit frais ou d’origine animale n’étant autorisé à passer la frontière. Pour le reste, tout est en ordre. Quelques coups de tampon, et bienvenido!
Je remonte sur le vélo avec le sourire, et quelques phalanges broyées par la poignée de main un peu trop franche d’un chilien admiratif de mon aventure…

Première nuit dans le sixième et dernier pays de mon aventure. En guise de bienvenue, un petit renard gris se plante sur le chemin qui mène à mon camping. Figé, il me fixe pendant de longues secondes avant disparaître sans un bruit dans les grandes herbes du bas côté.

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Agréable surprise, à l’entrée du camping une grande bâtisse tout en pierre et bois abrite un chaleureux petit restaurant ainsi qu’un salon cosy, avec un accueil aux petits oignons. Ma première soirée chilienne s’écoule calée dans un fauteuil au coin du feu, découvrant l’histoire de la région grâce à Miguel, l’un des hôtes du lieu. Miguel est également très fier de me faire tester mon premier saumon local. Je ne le lui avouerai pas… mais à mon goût il n’arrive pas à la dorsale des saumons d’Alaska !

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La suite de ma route alterne entre de grandioses étendues d’eau et de verts pâturages dans lesquels paissent les troupeaux de bétail. En toile de fond une chaine de volcans. L’un d’entre eux s’impose fièrement. Le volcan Osorno surplombe le paysage à plus de 70kms à la ronde, exhibant ses contours parfaits et son sommet en cône blanc.

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A quelques dizaines de kilomètres, le volcan Puyehue, à l’allure plus discrète, s’est lui réveillé en 2011, provoquant une importante éruption qui ravagea une large portion de faune et de flore autour de lui. Aujourd’hui encore, les coulées de lave provoquées empêchent la neige d’y adhérer chaque hiver.

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De temps à autre je traverse de petits villages tranquilles. Les maisons sont entourées de fleurs de toutes les couleurs : des lauriers, des rhododendrons, des arômes, des roses, et plein d’autres encore dont les noms m’échappent.

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De nombreux petits rapaces chassent aux alentours, leurs ombres se dessinant régulièrement sur le bitume autour de moi, ou leur regard me scrutant depuis leurs promontoires sur les bords de route.

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Un jeune chilien sur son vélo de route m’accompagne pour la fin de mon étape du jour. Janz habite à Entre Lagos, petit village sur les berges du lac Puyehue. Chaque jour il s’entraine dans l’espoir de devenir cycliste professionnel, frustré que son sport soit si peu reconnu par sa région et son pays. Néanmoins, quelque soit le temps, hiver comme été, il roule 300 jours par an… Heureusement, nos vingt kilomètres communs sont sur une portion plutôt plate, ce qui me permet d’entretenir dignement une conversation sur un rythme soutenu !

Une après midi de repos au creux de mon hamac, une bonne cure de fruits et légumes et quelques litres d’eau finissent de chasser les douleurs musculaires de ces derniers jours.
Dernière portion de 50kms pour rejoindre Puerto Montt. Aujourd’hui, c’est le déluge ! Un très fort vent se lève dès le matin. Chose rare, il sera dans mon dos sur la moitié du trajet, me poussant littéralement quasiment sans avoir besoin de pédaler, sensation grisante ! Et tant mieux, car je suis sur une partie d’autoroute sans savoir si les vélos y sont vraiment autorisés, alors je ne préfère ne pas y trainer trop longtemps…
En revanche la pluie s’invite sur la deuxième moitié, et ma route dévie légèrement de sorte que le vent de retrouve sur mon côté, me faisant tanguer dangereusement à plusieurs reprises. Mon passage le long d’un lac me fait penser au souffle de nos tempêtes en bord de mer. L’eau est tellement agitée qu’il y a même des surfeurs à l’eau !

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J’arrive avec soulagement à ma destination, trempée mais bien contente d’avoir réservé un hôtel au chaud pour deux jours.
Puerto Montt m’offre une sensation mitigée. Ses maisons de bois colorées sont pour la plupart laissées en décrépitude, lui donnant une sorte de vieux charme désuet, entourées par quelques bâtiments modernes, le tout enrobé dans les brumes et le crachin du moment.

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Néanmoins, dans l’esprit des voyageurs, son nom fait tilt. Point de départ de la Carretera Austral, cette route scénique mythique qui traverse la Patagonie Chilienne est empruntée par la plupart des cyclo-voyageurs se rendant à Ushuaia. 1200kms à travers les Andes et ses volcans, le Pacifique et ses fjords. Des lacs, des forêts et des glaciers, mais également des conditions climatiques qui peuvent être éprouvantes, et une majorité de piste en graviers.

Mardi 6 décembre. Ma routine logistique est maintenant bien rodée. Puerto Montt m’a servi de « camp de base » pour organiser mon mois à venir, durant lequel les villes étapes seront très peu nombreuses.
Prévision d’itinéraire, dans lequel je dois inclure trois traversées en ferry. Prévision de monnaie, nouveau taux de conversion avec lequel il faut jongler. Recharge de gaz pour le réchaud, provisions de nourriture. Changement de puce de téléphone… tous ces petits détails qui facilitent la vie sur de longues portions plus « sauvages ».

Je suis fin prête pour me lancer dans cette région que j’attendais avec impatience. Le temps est couvert, il fait plutôt froid. Les conditions ne sont pas idéales pour s’extraire de la douce chaleur de ma confortable chambre d’hôtel. Mais, du murmure au hurlement, quand l’aventure vous lance son appel, rien ne résiste à ce moment…

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Thanks for reading!

    10 Comments

  1. C’est toujours un vrai plaisir de suivre ton périple qui nous invite à partir visiter ces paysages magnifiques.

    J’espère que tu écriras un livre, c’est génial de pouvoir voyager au travers du regard et des émotions de quelqu’un d’autre, merci merci !

    • Merci Brigitte, c’est un plaisir de partager un aussi beau voyage!

  2. Dernière partie de ce voyage qui t’a conduit loin de nous mais qui t’alimente de souvenirs, beauté, rencontres humaines…..Sagesse…..déjà très présente…. en ayant parcouru tant de kilomètres et dépassé amplement tes limites. Profites pleinement de chaque instant, de ces paysages grandioses…..malgré ce que je viens de lire…ne prévois pas de nouveaux départs trop vite ou peut-être moins longtemps….
    Milliers de bises et MERCI pour ce récit et ces images !

  3. Bonjour Maud
    C est bientôt. fini ce périple du nord au sud de notre planète!
    Que de photos ,de récits ,d’aventures ,de douleurs physiques ,de joies de l’esprit et des yeux!
    Je me demande , en ce mercredi de Décembre au ciel ensoleillé à La Rochelle ,ce que je vais lire de temps en temps ,le matin quand ce voyage sera fini!!
    Bon courage pour cette dernière étape , longue ,vers ce bout du monde glace,
    Bonne route
    Des bises
    Michel

    • Il me reste encore trois petits mois de partage d’aventures, de quoi tenir encore quelques temps pour les prochaines lectures! Bises

  4. Toujours aussi génial de suivre ce périple en votre compagnie, je ne m’en lasse pas, attendant chaque fois le prochain épisode avec gourmandise… Et encore bravo pour les textes et les photos !

    • Merci beaucoup Valérie! A bientôt!

  5. C’est tout simplement magnifique. Ca donne envie de partir tout de suite te rejoindre.
    Profites bien de ces dernières semaines 2016 pour apprécier tout le chemin parcouru dans tous les sens du terme.
    Le bout du bout du monde est à ta portée : c’est fantastique.
    Je t’embrasse
    Chantal

    • Merci Chantal! La Patagonie est si sauvage et si belle qu’on se sent déjà un peu au bout du monde 🙂 De jolies photos à venir pour le prochain article! Bises

  6. pensaba si habías llegado a destino …veo que si me alegra mucho saber que fue así..saludos Martín de Mendoza..tu acompañante de viaje mza a bariloche…

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